Bon à savoir

La technique Scavo

Les vases Scavo doivent leur nom à la technique du scavo, un procédé qui permet de donner aux objets une apparence en surface qui rappelle celle des pièces en verre découvertes lors de fouilles archéologiques. Le verrier applique un mélange de différentes poudres de verre sur l’objet lorsqu’il est chauffé à 800 degrés. il faut une seconde cuisson pour fixer le résultat définitivement.Un exemple de cette technique dans ma collection est la sculpture d’Alfredo Barbini qui date des années 50 quand il travaillait encore pour  Gino Cenedese&Co.

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L’œuvre d’art originale, la copie, le faux : l’authenticité

Au même titre que la reproduction, le surmoulage ou la copie doit être mentionné comme tel, mais le principe souffre des mêmes exceptions : l’absence de réglementation antérieure et l’intention frauduleuse. Un décret de 1981 en matière de transactions d’œuvres d’art réglemente la façon de les décrire et précise les garanties attachées aux différents termes utilisés. En effet, on trouve très souvent attachés à un nom de peintre ou de sculpteur, les termes  » œuvre de « ,  » attribué à « ,  » atelier de « ,  » entourage de « ,  » dans le goût de « …. A chaque description correspond une garantie, les seules qui permettent de garantir que l’œuvre a bien pour auteur l’artiste en question, sont celles de  » œuvre de « ,  » par « , ou lorsque dans la description du tableau le nom du peintre est indiqué sans aucune restriction. A l’inverse  » dans le goût de  » ne donne aucune garantie d’artiste, l’œuvre peut avoir été réalisée par n’importe quelle personne, artiste ou non. La notion de faux, quant à elle, par rapport à une œuvre d’art originale, manifeste l’intention frauduleuse de celui qui le produit ou le commercialise : le faussaire réalise une œuvre sur laquelle il appose une signature ou un signe distinctif d’un artiste pour lequel il veut se faire passer. A la différence du faussaire, le copiste réalise la copie d’un tableau connu sous sa propre identité, on peut alors se poser la question de l’originalité de l’œuvre, son appréciation est pour le moins subjective. Entre la copie conforme et la  » copie inspirée  » on retrouve toute la différence entre la réplique et l’œuvre d’art originale. Ces quelques conseils vous permettront de comprendre les caractéristiques des œuvres présentées sur le site qui répondent toutes aux critères d’originalité et d’authenticité.

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Le tirage limité

Le principe est identique pour l’estampe (gravure, eau-forte, bois gravé, pointe sèche, lithographie, sérigraphie, estampe numérique…) où c’est l’artiste lui-même qui travaille le support qui va servir à multiplier l’image. C’est à nouveau sous son contrôle (s’il ne le fait pas lui-même) que vont être éditées les estampes qui demeurent des œuvres originales à la condition d’un tirage limité justifié (en général pas plus de 200) c’est à dire numéroté et signé de la main de l’artiste. Pour la photographie, celle-ci demeure une œuvre d’art originale si le tirage ne dépasse pas 30 exemplaires numérotés et signés. Au-delà du nombre réglementaire, l’œuvre perd sa qualité d’originalité pour celle de multiple. Cette distinction n’est, en principe, pas à considérer quant à la qualité d’un travail, elle justifie néanmoins une différence de prix.